La
charcuterie transforme aujourd'hui entre dix et quinze porcs par semaine.
La viande de lard est salée au sel de Guérande et conservée
entre huit et quinze jours en charnier, ce qui lui donne un aspect grisâtre
caractéristique.
La
viande utilisée pour la fabrication des saucisses, saucissons (secs
et à l'ail), et merguez est prélevée dans l'épaule,
le jambon et la pointe de poitrine. Elle est broyée et mélangée
séparément. Les longes servent à la confection des
côtes, des grillades et des rôtis sans os. Les jambons sont
transformés en jambon blanc ou jambon fumé. Le pâté
de campagne est fabriqué avec la tête et la gorge, le pâté
à l'ail avec l'épaule et la pointe de longe. Le gras mou
et le foie servent pour le pâté de foie, les pointes de poitrine
et les talons de jambons pour les grillauds (dés de viande qui
se défont à la cuisson).
Enfin,
le bacon est pris dans la longe. Les andouillettes et andouille sont fabriquées
avec les boyaux. Le boudin au cerfeuil est fabrique selon la recette locale.
Outre la viande, plusieurs ingrédients entrent dans la composition
des recettes. Selon les produits, laurier, thym, persil, cerfeuil, ail
et oignons s'ajoutent au sel de guérande et la fleur de poivre.
On peut également y retrouver des arômes de vin rouge, d'eau
de vie, de cannelle et de muscade.
Les
produits fumés le sont dans notre fumoir ;la sciure de bois et
les souches assurent un fumage lent.
Le saucisson sec est séché en cave.
La vente se fait en direct, du producteur au consommateur.
Le plaisir du contact est aussi l une des raisons pour laquelle la charcuterie
existe.
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